27/07/2025
Le trio des Swing Cockt'Elles et leur pianiste complice ne font qu’un et dès les premières minutes ils vous embarquent dans un univers joyeux d’où surgit une aventure musicale hors du temps.
Humour, poésie, tendresse, voir une pointe de mélancolie mais aussi la joie, le rire : un éventail d’émotions vous traverse dans une harmonie musicale parfaite. Théâtre, récital, cabaret ce spectacle croise avec subtilité et originalité mélodie, chanson, chant sacré, jazz, swing ou encore l’opéra. Un répertoire original qui nous tient en haleine avec bonheur.
La scénographie, les costumes ajoutent une note burlesque, parfois déjantée et renforce ainsi leur monde lumineux.
Ces 4 artistes talentueux avec une énergie éblouissante nous éclairent jusqu’à la nuit et nous réveillent le lendemain !
A découvrir ou à suivre avec attention.
Marie - Les 2M & Co
Sur le plan discographique, Swing Cockt’Elles a sorti l’album "Drôle de Swing !" disponible dans les bacs et sur toutes les plateformes.
26/07/2025
Le spectacle oscille en permanence entre légèreté et profondeur : un geste peut faire sourire, un silence bouleverser.
Avec humour et délicatesse, le duo nous entraîne dans des tableaux où l’on passe des éclats de rire aux instants suspendus, des confidences pudiques aux moments de pure émotion.
Chaque séquence, finement chorégraphiée et pensée dans ses moindres détails, touche par sa sincérité et son inventivité.
Sans jamais forcer l’émotion, « Sur un fil » nous la livre dans sa forme la plus sincère : simple, directe, et bouleversante.
On y retrouve des fragments de nous-mêmes, des sensations enfouies, des images qui restent en mémoire bien après que la lumière se soit éteinte.
À la fin, on a l’impression d’avoir marché, nous aussi, sur ce fil fragile mais lumineux que tendent Claire et Antho — et de s’être laissé porter, le cœur gonflé, sans jamais tomber.
Un moment magique, de ceux qui rappellent pourquoi on aime tant le spectacle vivant.
Pascal les 2 M & Co pdf🖨️
26/07/2025
Surprenant, confondant, un peu inquiétant, troublant.... Mais comment fait-il ? Il y a un truc, ce n’est pas possible....
Voici les premiers mots que l’on a en sortant du spectacle. Avec pour commencer quelques tours de cartes incroyables, le fil conducteur explore l’influence inconsciente sur nos choix et comment notre passé modèle notre futur.
Le public est invité à co-construire l’expérience : certains spectateurs deviennent plongés dans des démonstrations de perception, de prédiction ou de manipulation mentale. Ainsi 2 spectatrices choisies au hasard dessinent la même chose sans communication ! L’univers accessible à tous provoque une réflexion : jusqu’où sommes-nous libres de nos choix ?
C’est un spectacle atypique, familial, enjoué à voir si vous aimez être surpris, enchantés, manipulés.
Vous ne serez vraiment pas déçus, c’est extra.
Pascale - Les 2M & Co
Yolaine, membre de notre équipe, vous fait part de son ressenti lors de sa participation à ce spectacle :
Pour avoir assisté au spectacle et avoir été choisie pour y participer Yolaine dit avoir été impressionnée par le tour de cartes où il paraissait parfaitement improbable que la carte choisie au hasard parmi nous, quatre participants, se retrouve être la même confiée à une petite fille dans le public avant même le choix des participants.
Parmi les autres propositions du mentaliste, il propose à une participante d’évoquer un souvenir ancien tandis que pendant ce temps une autre personne du public, les yeux bandés, dessine de sa main non directrice un objet. Stupéfaction quand il dévoile le dessin qui représente l’objet présent dans le souvenir de la personne.
Tour de magie diront certains, manipulation ou suggestion pour les plus sceptiques quel que soient les interprétations de chacun cela reste un moment inoubliable !
25/07/2025
Dans un dispositif épuré, ce sont les silences, les regards, les non-dits qui prennent toute la place. La mise en scène mise sur la sobriété pour mieux laisser affleurer les tensions. Le spectateur est happé par ce duel d' abord feutré, à fleurets mouchetés ,où la violence affleure sous les apparences policées, où les mots blessent davantage par leur suggestion que par leur force.
Les deux comédiens, d'une complémentarité parfaite, déroulent avec une maîtrise redoutable ce fil fragile qui sépare l’amitié de la rupture. Chacun, à sa manière, fouille les méandres du souvenir, exhume des rancœurs longtemps ensevelies, découpe au scalpel les failles de l’autre. Ce n’est plus une conversation, c’est une autopsie affective. Une guerre larvée qui bascule peu à peu dans l'affrontement, à peine contenue par la bienséance du langage.
C’est un grand moment de théâtre que cette joute cruelle et élégante, où les mots sont des armes et les silences des gouffres. Rarement une pièce aura aussi bien capté la douleur intime de ces " je ne sais quoi" , de ces "presque rien", ces infimes fêlures qui, insidieusement, brisent les plus anciennes complicités.
À ne pas manquer : une œuvre fine et percutante, servie par deux comédiens au sommet de leur art.
Pascal les 2 M & Co
24/07/2025
Sur scène, la comédienne incarne sa propre quête : celle d’une fille en colère, révoltée, mais surtout habitée par l’amour. Elle nous offre un portrait nuancé, plein de tendresse, d’un homme digne et silencieux, longtemps méprisé par une société qui ne l’a jamais vraiment regardé.
Ouvrier invisible, humilié dans sa chair et dans son être, cet homme — son père — retrouve ici, grâce au théâtre, une place centrale, lumineuse. Loin du cliché de « l’Arabe taiseux », il apparaît comme un mari aimant, un père attentif, un homme de valeurs, joyeux malgré tout, résigné peut-être, mais jamais effacé.
La force du spectacle réside dans cette tension entre la douceur du souvenir et la rage de l’injustice. La figure d’Électre, convoquée comme double mythologique de l’autrice-interprète, apporte une dimension tragique et puissante : comme la fille d’Agamemnon, elle veut venger son père, le faire exister à nouveau, lui rendre justice dans une société qui broie les corps et efface les mémoires, en particulier celles des immigrés issus de la colonisation.
Le décor, minimaliste mais hautement symbolique, se compose d’une statue magnifique : une tunique blanche aux lignes pures, ornementée d’un collier de fils multicolores. Ces fils, métaphores évidentes des liens familiaux et mémoriels, tantôt enserrent, tantôt libèrent. Ils incarnent ces traces invisibles qui nous façonnent : les non-dits, les silences, les transmissions conscientes ou inconscientes.
Le récit charrie l’évocation d’une famille aimante mais fracturée : une mère douce et résignée, des filles rebelles, en quête d’émancipation. Elles s’éloignent de la tradition et de la religion sans pour autant les renier, dans un respect subtil de celles et ceux qui y restent fidèles. L’équilibre est fin, jamais moralisateur, toujours juste.
La pièce nous mène sans transition du rire aux larmes, grâce à une écriture ciselée, pleine d’ironie tendre et de pudeur. L’humour surgit là où on ne l’attend pas, la poésie aussi. Et chaque spectateur, quelles que soient ses origines, y trouvera une part de sa propre histoire, tant l’intime rejoint ici l’universel.
Avec "Mon père, cet Arabe", le théâtre devient un lieu de réparation, un espace où les absents retrouvent voix et corps, et où les vivants peuvent, enfin, dire leur vérité. C’est un spectacle rare, bouleversant, nécessaire.
Michelle invitée - Les 2M & Co
24/07/2025
La légende de la déesse Chang’e (mythe chinois) est revisitée ici dans un environnement théâtral contemporain à la lumière de notre culture occidentale. Un choix volontaire et osé de cette jeune compagnie et un pari gagné de nous interroger sur notre rapport au temps qui passe, dans notre société où tout va de plus en plus vite au grand dam de beaucoup d’entre nous.
Cette belle idée nous entraîne dans une épopée fantastique hors du temps : nous accompagnons la déesse Chang’e dans sa quête voyageuse pour parvenir à retourner sur la lune et à retrouver son immortalité. C'est une aventure qui nous tient en haleine tant les obstacles sont nombreux mais jamais insurmontables.
Le jeu talentueux des comédien.nes dans les différents tableaux et dans les différents rôles est complété par une chorégraphie fluide et originale.
Des surprises, des pirates, des dragons, beaucoup de créativité pour nous faire traverser les différents paysages par des projections d’images, d’ombres chinoises, de lumière, de musique originale (le DJ qui joue la musique au plateau intervient dans le jeu des acteurs) Tout est harmonieusement rythmé et provoque chez les spectateurs l’évasion et les émotions souhaitées.
Les costumes, magnifiques, sont à eux seuls une source de songe et de beauté.
Un moment d’enchantement où nous traversons ce voyage poétique, innovant, parfois drôle et mouvementé avec de belles émotions et qui s’adresse à tout public.
Marie -Les 2M & Co
24/07/2025
Mais ce qui rend cette pièce véritablement unique, c’est la manière dont elle se joue.
Ici, pas de quatrième mur. Laurence Gray s’adresse à nous, nous regarde, nous parle, nous implique.
Les spectateurs sont invités à lire des extraits de la fameuse liste, à incarner quelques personnages clés de l’histoire — un père, un prof, un vétérinaire.
C’est drôle, c’est tendre, c’est vivant. Et c’est incroyablement touchant de voir une salle entière passer du rire à l’émotion, puis revenir au rire, dans un grand élan collectif.
Seule en scène, Laurence Gray incarne avec une justesse rare ce texte à fleur de peau, écrit par Duncan Macmillan.
Elle alterne légèreté et gravité avec un naturel désarmant, et fait de chaque représentation un moment unique, nourri des réactions du public.
Il y a chez elle une forme de grâce : celle de ne jamais forcer l’émotion, de laisser la place à la simplicité. Elle capte l’attention sans jamais la réclamer, et on la suit, touché·e·s, reconnaissant·e·s de cette confiance partagée.
Ce spectacle parle de sujets graves — la dépression, la tentative de suicide — mais avec une infinie douceur. Il célèbre les petites joies qui font tenir, qui rapiècent les jours gris.
On en ressort le cœur un peu plus léger, et l’envie folle d’écrire notre propre liste de choses géniales.
Juste pour se rappeler que même dans les moments les plus sombres, il y a toujours une glace à la vanille, un chien affectueux ou un morceau de musique qu’on aime.
Pascal les 2 M & Co pdf 🖨️
24/07/2025
C’est un théâtre rare, de ceux qui prennent le temps. Le temps d’écouter, de ressentir, de s’émouvoir. Enfants Fantômes donne voix à ceux qu’on ne voit pas, ou qu’on ne veut plus voir : les enfants oubliés, déplacés, blessés, invisibles.
À travers cinq tableaux, la pièce tisse les récits d’êtres fragiles mais lumineux. Il ne s’agit pas de faire pleurer dans les chaumières : ici, la douleur n’est jamais gratuite, elle est transformée. Sublimée.
C’est aussi un théâtre qui fait confiance aux jeunes comédiens, et cela se sent. Ils jouent juste. Sans fard. Leur présence sur scène est bouleversante de sincérité. Ils ne surjouent pas : ils témoignent.
Agnès Delcourt signe un texte délicat. On sent, derrière chaque mot, un profond respect pour les histoires qu’elle raconte. Le personnage de Florence, journaliste en quête de sens, agit comme un miroir pour le public. Elle observe, écoute, questionne – sans jamais juger. Et dans cet espace d’attention, les voix s’élèvent, les silences aussi.
Le texte est épuré, percutant, et d’une grande justesse émotionnelle.
Pas besoin de grands artifices ici. La mise en scène mise tout sur la présence et la voix. Quelques éléments visuels, une musique discrète signée Léonard Delcourt, et surtout beaucoup de respect pour l’espace du spectateur. On respire avec les personnages. On écoute, on s’interroge. On sort de là un peu changé.
Ce qui m'a plu c'est l’équilibre entre le grave et le tendre, entre le témoignage et l’imaginaire, entre les enfants et les adultes. On ne se sent pas accablé en sortant. On se sent réveillé. Enfants Fantômes ne donne pas de leçon, il donne envie d’ouvrir les yeux. D’écouter ceux qu’on n’entend jamais. Et surtout, de croire encore à la force des récits partagés.
En sortant de L’Incongru, le silence de la salle résonnait encore en moi. Les enfants fantômes n’étaient plus invisibles. Ils étaient là, debout, vivants, lumineux. Et je les remercie.
Pascal les 2 M & Co pdf 🖨️
24/07/2025
Dès les premières minutes, le ton est donné. Exit le décor d’époque et les perruques poudrées : le metteur en scène et comédien Tigran Mekhitarian choisit de plonger Argan dans un univers contemporain, tendu, presque urbain. L’hypocondrie devient ici le reflet d’un mal-être existentiel, ancré dans notre époque : peur de vieillir, besoin de contrôle, tyrannie affective.
Mais que les amoureux de Molière se rassurent : le texte original est là, respecté, ciselé… et transcendé. Les alexandrins claquent, les répliques font mouche. Et pourtant, le spectacle respire la modernité à chaque instant. L’intelligence de cette adaptation, c’est de jouer avec les codes sans jamais les trahir.
Ce qui frappe, c’est la force du rythme : musique live sur scène (guitare, percussions), chansons originales qui oscillent entre slam, rap et ballade poétique, mouvements chorégraphiés… On ne regarde pas seulement une pièce, on vit une expérience.
Les comédiens sont tous d’une justesse rare : six artistes sur scène, un souffle collectif, une complicité palpable. Mention spéciale à la comédienne qui incarne Toinette, malicieuse, brillante, et à Marine, qui donne à Angélique une fraîcheur et une détermination très actuelles.
On rit, on s’attendrit, parfois même on est saisi par l’émotion.
Au-delà du plaisir de spectateur, cette version du Malade Imaginaire nous tend un miroir : l’obsession de la santé, le patriarcat en crise, les injonctions familiales, la quête d’autonomie des jeunes femmes… Autant de thèmes qui, dans cette mise en scène, trouvent une résonance très contemporaine.
Loin d’être une leçon ou un simple exercice de style, la pièce questionne notre époque, avec finesse et humour. Elle nous rappelle aussi que le théâtre, quand il est bien fait, n’a pas besoin d’être poussiéreux pour être fidèle.
Pascal les 2 M & Co pdf 🖨️